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Jour 6 à bord de Sodebo Ultim 3 !

Ce matin, Thomas Coville revient sur ses dernières heures dans l’alizé, et se projette sur l’arrivée en Guadeloupe. C’est la dernière ligne droite avant l’atterrissage sur le nord de l’île Papillon. Le skipper breton navigue actuellement entre 30 et 36 noeuds, ça va vite et il faut bien préserver l’homme et le bateau.. Immersion à bord de Sodebo Ultim 3 !
« Ça y est, on est enfin arrivé dans ces fameuses alizés. Les alizés pour nous ont une importance capitale parce que c’est rien de moins que la climatisation de tout notre hémisphère.
Cette partie du parcours, elle est importante, parce qu’elle va déterminer l’angle à laquelle on va arriver et l’état de fraîcheur dans lequel on sera en arrivant sur la Guadeloupe. Il y a quelques heures entre nous, même si Charles a pris une bonne option en étant très en avance. Après, une fois arrivé à la tête à l’anglais, le tour de l’île est vraiment très scabreux, dans le sens où il h’y a pas du tout de vent. Tu peux rester arrêter pendant des heures, et il y a finalement quelques heures qui nous séparent, tout les trois. C’est une période ou il va falloir être très vigilant sur l’instant car c’est piégeux comme endroit. On peut être grisé par la vitesse et se faire couper les ailes. Èt à la fois, c’est la période où il faut anticiper le plus sur ce final, qui est souvent plein de dramaturgie.
Il y a des moments où on vol, et d’autres où c’est moins volant. Mais quand vous êtes en mode vraiment volant, comme je suis en ce moment, au dessus de l’eau entre 30 et 36 noeuds, sous Gennaker, grand voile haute, c’est absolument extraordinaire. La, j’ai une émotion et une sensation qui est vraiment celle pour laquelle ce genre de bateau Sodebo est fait, et ce qu’on a rêvé depuis des années et des années. Quand le bateau se cabre et commence a accéléré, je sens tout le bateau vibré, c’est vraiment une sensation incroyable, c’est très très fort. J’ai du mal à le décrire tellement il y a une émotion dans l’accélération et dans la sensation de puissance qui se dégage, de rebondir grâce au foil, au dessus de l’eau. C’est assez fantastique.»
A 11:00 ce matin, Thomas pointe toujours à la 3ème position et se trouve à 702.3 nm de la ligne d’arrivée.

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